« Salle fille Sage-femme »
Préface d’auteure
Ce livre de mémoires raconte mon histoire, à commencer par le tout début, ma conception dans la violence et le sang, puis mon état de fœtus survivant, en danger de mort permanent.
Je survis ensuite à une histoire d’enfance très lourde que j’avais, jusqu’à présent éparpillée dans mes romans et ma poésie.
J’ai voulu écrire mon histoire, du début jusqu’à aujourd’hui, pour aider à comprendre comment une enfance chargée de maltraitances extrêmes peut mener, à l’âge adulte, à vouloir inconsciemment revivre les mêmes faits douloureux.
Elle peut ainsi mener tout droit dans les bras d’un homme pervers et violent ou amener à perdre ce que l’on avait de plus cher au monde.
C’est exactement ce qui m’est arrivé…
Marie Murski
Mon avis de lecteur.
Sale fille Sage-femme, à lire d’urgence.
Tout est urgent chez Murski, de Mère-utérine à mon dernier mot d’amour. Autobiographie, oui, mais aussi et surtout la volonté de résister au pire, de prouver que le plus démuni des êtres peut et même doit se redresser, se dresser et s’affirmer en s’autocréant, en devenant une romancière, un poète au style extrême.
Sa vie, on la lit comme un road-movie initiatique, on va de survie en survie, la cabane du viol, les tentatives abortives, l’enfance d’une Cosette au carré, la faim, l’enfer familial, et plus tard les hommes, des choix tumultueux, mais un miracle, un immense miracle, le goût de la lecture, la rencontre de ce que les savants appellent des adjuvants, je retiens Madame Bateau au regard aussi bleu que son tablier, elle dont les yeux et le nom annoncent l’Atlantique, l’Océan dont Marie Murski est devenue l’amoureuse.
Et après la lecture, l’écriture, une écriture volcanique, parfois du Rimbaud, souvent du Baudelaire, du Claudel même. Et Hugo. Ouvrez le livre au hasard,
Au début, je n’écrivais pas, tout était dans ma tête. Puis j’ai commencé à écrire de la poésie dans mon cahier de textes, cachée entre les lignes de devoirs à faire.
Que n’ai-je découvert ce cahier de textes ! Il reste tant à dire. Lisez Sale fille Sage-femme, les études, la vie d’une sage-femme en Afrique, l’amour-fou, Sidonie, et toujours l’Océan, et son Guernesey du Finistère.
J’aurais pu m’exprimer, comme Philippe Lucas à propos de Laure Manaudou : « Quand on a eu la chance d’avoir Marie Murski pour élève, on peut s’ardercher, en langage denaisien ».
QFFQS. Jean Diskildy
ou selon le protocole, Jean Trotin, inspecteur général de l’Education nationale, honoraire..